Nos 3 questions orales pour le Conseil municipal du 20 juin 2018

Le groupe des élus « Savigny, notre ville » présente ce mercredi 20 juin trois questions orales à M. le Maire.

Une question de Lydia Bernet relative à la restructuration des écoles primaires Ferdinand Buisson et maternelle Paul Bert à la suite de l’étude du cabinet Team Concept:question-orale-FB

Question orale pour le Conseil Municipal du 20 Juin 2018
Monsieur le Maire,
Vous avez décidé de confier au cabinet d’étude Team Concept une mission d’assistance à
maitrise d’ouvrage visant à définir le programme de reconstruction de l’école primaire Ferdinand
Buisson incluant l’école maternelle Paul Bert pour réaliser un groupe scolaire de plus de quinze
classes. Cette construction prévoit de raser tous les locaux en meulière existants, patrimoine de la
ville.
Le rapport du cabinet d’étude Team Concept remis au Maire en mars 2018 doit permettre à la
ville de solliciter trois cabinets d’architectes distincts et définir un projet.
Ce rapport nous conduit à faire plusieurs constats et à vous interroger car, à la lecture de ce
document, nous restons perplexes quant à la qualité dudit cabinet.
Si nous faisons nôtre les principes énoncés qui guident cette importante réhabilitation, nous ne
partageons pas les déclinaisons techniques présentées. Nous approuvons les principes tels que
« la nécessité de permettre aux professeurs de pratiquer une pédagogie différenciée, de mettre en
place une interdisciplinarité, de pouvoir diviser des classes en deux groupes, de permettre une
flexibilité optimum de l’espace (p49), de permettre aux professeurs de disposer de locaux pour
préparer leurs cours », nous ne retrouvons rien ou si peu dans le programme.
Vous présentez aux cabinets d’architectes des conceptions qui datent du siècle dernier : des salles
de classe indépendantes desservies par des couloirs, rendant quasi impossible la mise en place de
ce qui est fixé comme objectif, à savoir la pédagogie différenciée, l’interdisciplinarité. Les
professeurs doivent disposer de locaux pour travailler ensemble par cycle, plus collectivement
quand c’est nécessaire.
Le rapport du cabinet Team Concept souligne (p15) comme point positif « la taille humaine de
l’établissement et le cadre arboré » de l’école Ferdinand Buisson mais pointe la vétusté des
locaux, des équipements pédagogiques, des dysfonctionnements, ne serait-ce qu’au niveau
sanitaire pour ce qui concerne la partie restauration, pas aux normes et où -est-il écrit- un
monument aux morts DECORE la salle à manger (p21) : les Saviniens et particulièrement les
associations d’anciens combattants apprécieront.
En outre, confier ce travail préalable à l’étude architecturale aux services communaux aurait
évité d’écrire de grossières erreurs : ne lit-on pas que «l’environnement du site est composé de
logements de commerces, de la chambre des métiers, le centre commercial Leclerc et l’agence
d’information sur le logement»?! Sans doute des « copiés-collés » d’autres études pour d’autres
villes. Le travail remis aux élus n’a pas été relu, les fautes d’orthographe même en attestent : un
comble pour définir les besoins d’une école !
ƒ Pourquoi la commission scolaire n’a-t-elle pas été saisie du rapport ? Ces incongruités
l’auraient interpellé et le programme aurait pu être modifié ;
ƒ Pourquoi les objectifs pédagogiques énoncés sont contraires à l’organisation proposée ?
Une unique salle informatique pour 350 enfants n’est pas souhaitable, il faudrait prévoir
un ilot informatique par salle de classe (8 à 10 connexions par classe) tel que cela est
devenu nécessaire ;
ƒ Pourquoi les professeurs ne disposent-ils pas de locaux, de bureaux équipés en
informatique pour travailler à plusieurs par cycle ?
ƒ Pourquoi ne prévoir qu’UN seul point de connexion internet dans la bibliothèque ?
Page 2 sur 2
ƒ Pourquoi l’installation de Tableaux Numériques Interactifs n’est-elle considérée que
comme «possible» mais pas indispensable ? Il doit y avoir un pôle informatique dans
chaque classe ;
ƒ Pourquoi n’avez-vous pas prévu que les professeurs puissent disposer de locaux pour
recevoir les parents dans les conditions de confidentialité dues ?
ƒ Pourquoi prévoir une école maternelle avec des enfants de 6 ans et moins sur trois
niveaux ?
ƒ Pourquoi ne pas intégrer dès l’étude préalable l’obligation d’un câblage complet de toutes
les salles de cours ?
Vous avez le devoir de construire une école du 21ème siècle.
Nous vous demandons donc de tenir compte de ces questionnements en les intégrant au futur
cahier des charges qui devra être présenté lors des commissions «Vie Scolaire, Enfance et
Citoyenneté» et «Transitions urbaines, déplacements et cadre de vie».
Lydia Bernet,
Pour le groupe municipal «Savigny, Notre Ville» : Pierre Guyard, Jean-Marc Defrémont, Lydia
Bernet, Jacques Sénicourt, Michèle Plottu-Grossain, Bruno Guillaumot

 

Une question de Jean-Marc Defrémont à propos des commerces et services du quartier de la gare à la suite de la pétition (800 signatures) et de la question déjà posée sur le sujet:question orale quartier gare CM du 20 06 2018

Commerces et services du quartier de la gare.
Au moment où de nombreux programmes immobiliers vont fortement augmenter La population du quartier de la gare, la fermeture confirmée du commerce Carrefour situé rue Chateaubriand pose de grandes difficultés à tous les habitants et réduisent l’attractivité de tout le bas de Savigny.
Cette mauvaise nouvelle s’ajoute aux difficultés liées aux déplacements et au stationnement résidentiel du quartier, et à l’absence d’une desserte de bus prolongée jusqu’à la gare de Juvisy, afin de rejoindre notamment le bassin d’emploi d’Orly via le tram T7. Ce quartier va donc se densifier au moment où il est fragilisé par la perte de son commerce et l’affaiblissement de ses équipements publics.
Devant l’urgence et la gravité de la situation, les riverains du quartier de la gare font circuler une pétition qui a recueilli plus de 800 signatures afin d’obtenir un soutien réel et efficace de la municipalité, du département et de la préfecture de l’Essonne pour garantir la continuité de fonctionnement du commerce dans ce quartier.
La perspective d’une opération immobilière sur l’emplacement du commerce actuel, même si à terme elle permettait de retrouver un commerce en rez-de-chaussée de taille équivalente, laisserait pour plusieurs années les habitants sans commerce alimentaire de proximité, alors que la population du quartier est vieillissante et ne dispose pas toujours de moyens de transport individuel.
Dans la réponse à la précédente question posée sur ce sujet, vous avez fait état de contacts avancés permettant de régler cette question. A ce jour, le Conseil municipal n’a aucune information précise sur ces prises de contact et leurs résultats.
Les questions posées sont les suivantes :
- Quelles actions concrètes avez-vous entreprises pour assurer la continuité de fonctionnement du commerce alimentaire de la rue chateaubriand ?
- Avez-vous entrepris des démarches en relation avec la préfecture de l’Essonne et le département dans le même but ?
- Quelles démarches avez-vous engagées pour obtenir l’amélioration de la desserte de bus permettant à l’ensemble du quartier de rejoindre la gare multimodale de Juvisy ?
Les élus du groupe Savigny notre ville,
Pierre Guyard, Jean-Marc Defrémont, Lydia Bernet, Jacques Sénicourt, Michèle Plottu, Bruno Guillaumot

 

Une question à propos de la rénovation de Grand Vaux posée par Jacques Senicourt (concertation et charte du relogement):question-orale-RU-GV

Sur la base des quelques informations disponibles, nous savons que le projet de rénovation de
Grand Vaux serait envoyé à l’ANRU principal financeur du projet, pour examen préalable en juillet
2018 pour une validation à l’automne 2018 et une signature de convention fin 2018, début 2019 (cf.
document de présentation du dernier scénario le 18 avril 2018).
Lors de la réunion de la commission Ressources et supports du 11 juin 2018, vous avez expliqué
que l’examen préalable de juillet était « technique », (la démarche), et que la présentation définitive
plus « politique » (les conclusions) serait pour septembre 2018.
Nous ne comprenons pas bien cette distinction « technique/politique » mais nous constatons que :
- un examen préalable du projet par l’ANRU serait mené sans intégrer les observations ou questions
complémentaires que les Saviniens peuvent inscrire dans des registres mis à disposition à la Mairie,
ou aux services techniques, ou encore à la maison de quartier (le mardi après-midi) jusqu’au 29 août
2018…
- qu’il n’est pas prévu de réponses publiques de votre part à toutes les observations et questions des
Saviniens sur ce projet…
- que le projet ne serait pas présenté et débattu en Conseil municipal : le prochain conseil étant
programmé pour fin septembre 2018 ;
- que la maison du projet n’est toujours pas ouverte ;
- que l’idée du bus équipé pour permettre aux Saviniens de s’informer, déposer questions et
observations semble avoir été abandonnée ;
- que nous ignorons le nombre de logements sociaux qui seront reconstruits ;
- l’absence d’une charte du relogement, pourtant obligatoire avant toute adoption d’un projet
ANRU.
Ce projet, avec entre autres, quelques 500 logements supplémentaires à Grand Vaux accompagnés
d’une profonde mutation sociologique de ses habitants va bouleverser ce quartier et va générer pour
la Ville de Savigny-sur-Orge d’importantes conséquences pour les dix ans qui viennent, en
particulier financières : investissements importants à prévoir pour le pôle « services publics »,
accroissement des capacités d’accueil de nos écoles, etc…
Or, jusqu’ici la concertation et le débat ont été pour le moins limités pour un projet qui va
restructurer non seulement Grand Vaux, mais toute notre commune.
En conséquence, nous vous demandons :
- l’organisation, dès début septembre, de réunions dans le quartier de Grand Vaux mais aussi au
niveau de la Ville avec pour sujets, avant tout examen par l’ANRU :
 la présentation du projet qui serait remis à l’ANRU
 des débats pour intégrer au projet des demandes des habitants du quartier et des Saviniens
via les registres de consultation ouverts jusqu’au 29/08 ;
- la clarification de la position de la Ville et du bailleur social, dans la demande à l’ANRU, du
nombre de logements sociaux à reconstruire sur la base des demandes des résidents actuels et de
l’enquête sociale.
- l’élaboration négociée par le bailleur, les représentants des locataires et la Ville, d’une Charte du
relogement. Nous demandons que dans cette charte soit bien précisé:
 une priorité de relogement, dès maintenant, dans les logements sociaux actuels et futurs de
Savigny (avec un quota réservé au relogement Grand Vaux) pour les habitants dont les
appartements vont être démolis, ce qui nécessite des accords avec tous les bailleurs sociaux
qui investissent actuellement sur Savigny ;
 une priorité au retour à Savigny dans les meilleurs délais pour les personnes qui devront
« accepter » d’être relogées hors de la commune dans un premier temps mais qui souhaitent
y revenir ;
- nous redemandons la constitution d’une commission municipale spécifique pour le suivi de la
rénovation de Grand Vaux et nous demandons que le Conseil municipal débatte au fond de ce
projet. Nous n’accepterons pas d’être uniquement consultés, pour la forme, sur la seule convention
ANRU/Ville fin 2018/début 2019.
D’avance, nous vous remercions M. le Maire de vos réponses, que nous espérons positives.
Les élus du groupe «Savigny, Notre Ville»
Pierre Guyard, Jean-Marc Defrémont, Lydia Bernet, Jacques Senicourt, Michèle Plottu-Grossain,
Bruno Guillaumot.

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